Sessions RPC
Les «sessions RPC» se tiendront au CNIT FOREST à Paris La Défense du 3 au 5 décembre 2025.
Pour obtenir tous les détails, veuillez consulter les résumés des sessions RPC ci-dessous.
RPC Endomêtre
Mercredi 3 Décembre de 14:30 – 17:30
Salle Dragonnier 2
Objectif
Les professionnels de santé se posent la question de la justification et des modalités de réalisation de l’examen pelvien dans le suivi médical de la femme. Les sociétés savantes impliquées en gynécologie et obstétrique ont donc décidé d’établir des recommandations pour la pratique clinique (RPC) concernant la prise en charge des pathologies de l’endomètre, en collaboration avec des associations de patients et d’usagers. L’enjeu est d’harmoniser les pratiques de dépistage et de diagnostic pour assurer une prise en charge optimale et respectueuse.
Pré-requis
Être un professionnel de santé impliqué dans la santé des femmes (gynécologues obstétriciens, gynécologues médicaux, médecins généralistes, sages-femmes).
Matériel et Méthodes
Le groupe de travail s’est constitué sur proposition des différentes sociétés savantes impliquées (CNGOF, SFOG, etc.), avec de nombreuses professions représentées (gynécologie obstétrique, sage-femme, gynécologie médicale, médecine générale, médecine légale). Les membres du groupe de pilotage et du groupe de travail se sont réunis à plusieurs reprises. Une méthodologie AGREE II / PICO / GRADE a été choisie.
Les questions abordées ont été posées sous le format « PICO » (Population, Intervention, Comparaison, Outcome). C’est une approche fréquemment employée dans la pratique médicale fondée sur les preuves. Cette méthode permet de formuler une question clinique précise et de tenter d’y répondre par une recherche documentaire systématique.
Un niveau global de qualité de la preuve (élevé, modéré, bas ou très bas) était défini pour une question et un critère donnés. La formulation finale des recommandations était toujours binaire (soit positive soit négative) et soit forte soit faible. La force de la recommandation était déterminée en fonction de facteurs clés (qualité globale de la preuve, estimation de la puissance de l’effet, balance bénéfices/risques, valeurs et préférences des patientes).
Résultats
Réactualisation des connaissances concernant l’indication et les modalités de réalisation de l’examen pelvien et des examens complémentaires (échographie, biopsie, IRM) dans le cadre de la pathologie endométriale. Les participants ont pu intégrer les nouveaux algorithmes de décision incluant la classification moléculaire et les critères de préservation de la fertilité, permettant une personnalisation du parcours de soin des femmes.
RPC Recommandations sur la PEC des douleurs associées à l’endométriose avérée ou suspectée
Mercredi 3 Décembre de 11:30 – 13:00
Salle Dragonnier 2
Objectif
Les professionnels de santé sont confrontés à la complexité de la prise en charge des patientes souffrant d’endométriose, où la douleur (souffrance) doit être considérée prioritairement par rapport à la lésion anatomique. L’objectif est d’établir un consensus formalisé d’experts pour harmoniser les stratégies diagnostiques et thérapeutiques, en intégrant les dimensions nociplastiques, psychologiques et rééducatives de la douleur.
Pré-requis
Être un professionnel de santé impliqué dans le parcours de soins des femmes atteintes d’endométriose (gynécologues, médecins généralistes, sages-femmes, algologues, kinésithérapeutes, psychologues)…..
Matériel et Méthodes
Le travail a été mené par un groupe de pilotage pluridisciplinaire comprenant 14 professionnels de santé et des représentantes d’associations de patientes (EndoFrance, Endomind). La méthodologie repose sur un Consensus Formalisé d’Experts (CFE). Un argumentaire scientifique a permis d’élaborer 68 propositions initiales. Celles-ci ont été soumises à deux tours de cotation par un groupe de lecteurs externes (74 experts au 1er tour, 56 au 2nd). Seules les 48 propositions ayant recueilli un accord supérieur à 75 % ont été retenues pour les recommandations finales.
Ce processus garantit une approche fondée sur les preuves et la pratique clinique partagée sous l’égide de plusieurs sociétés savantes (CNGOF, SFETD, CNSF, CMK, etc.).
Résultats
Réactualisation des connaissances sur les mécanismes de la douleur (excès de nociception, neuropathique, nociplastique/sensibilisation). Les participants ont intégré l’utilisation d’outils de détection de la sensibilisation pelvienne (scores CSI ou Convergences-PP) et l’importance de l’évaluation de la souffrance psychique (anxiété, dépression, catastrophisme).
Les résultats incluent une stratégie thérapeutique multimodale associant :
- Traitements médicamenteux : Hormonothérapie de 1ère et 2e intention , antalgiques de paliers adaptés et traitements de fond des douleurs chroniques (IRSNA, tricycliques).
- Pratiques psychocorporelles : TCC, hypnose, acupuncture et EMDR.
- Rééducation : Thérapie manuelle, activité physique adaptée et éducation à la douleur.
Le parcours de soins souligne le rôle central de la patiente actrice et de la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) pour les cas complexes.
RPC Syphilis et grossesse
Mercredi 3 Décembre de 11:30 – 13:00
Salle Epicéa
Objectif
Face à l’augmentation de l’incidence de la syphilis chez les femmes enceintes et à l’absence de recommandations nationales récentes, les sociétés savantes ont jugé nécessaire d’établir un cadre de référence. L’objectif est d’optimiser le dépistage, le diagnostic et la prise en charge thérapeutique pour prévenir la syphilis congénitale, dont les conséquences peuvent être graves (perte fœtale, prématurité, séquelles néonatales).
Pré-requis
Être un professionnel de santé impliqué dans le suivi de la grossesse et de la période périnatale (gynécologues-obstétriciens, infectiologues, sages-femmes, pédiatres, médecins généralistes).
Matériel et Méthodes
Le travail a été réalisé sous l’égide de la SPILF (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française) et du CNGOF. Un groupe de travail multidisciplinaire a été constitué, comprenant 11 experts rédacteurs (infectiologues, obstétriciens, pédiatres, microbiologistes). La méthodologie repose sur une revue systématique de la littérature scientifique et l’élaboration de recommandations graduées.
Le processus a inclus l’analyse de l’épidémiologie actuelle (notamment dans les DROM), l’évaluation des performances des tests sérologiques (TT et TNT) et l’étude des protocoles thérapeutiques à base de Benzathine pénicilline.
Résultats
Réactualisation des connaissances sur le dépistage systématique (obligatoire au 1er trimestre) et les critères de répétition des tests en cas de facteurs de risque.
Les participants ont intégré les nouveaux protocoles :
- Diagnostic maternel : Interprétation combinée des tests tréponémiques (TT) et non tréponémiques (TNT) pour dater l’infection (précoce vs tardive).
- Prise en charge thérapeutique : Schémas d’administration de la Benzathine pénicilline G (2,4 MUI IM) selon le stade, et gestion de la réaction de Jarisch-Herxheimer.
- Suivi obstétrical et néonatal : Modalités de la surveillance échographique fœtale et bilan exhaustif du nouveau-né (clinique, sérologique et parfois biologique) dès la naissance pour confirmer ou exclure une syphilis congénitale.
RPC Prise en charge de l’accouchement des jumeaux
Mercredi 3 Décembre de 14:30 – 17:30 Salle EpicéaObjectif
Les grossesses gémellaires représentent environ 1,6 % des naissances en France et constituent une population à haut risque de prématurité et de morbidité néonatale. L’objectif de cette session est d’actualiser les Recommandations pour la Pratique Clinique (RPC) du CNGOF (datant initialement de 2009) afin d’optimiser la décision du mode d’accouchement et l’âge gestationnel de naissance, tout en réduisant le taux de césariennes inutiles et en sécurisant la prise en charge du second jumeau.Pré-requis
Être un professionnel de santé impliqué dans le suivi de la grossesse et de l’accouchement (gynécologues-obstétriciens, sages-femmes, pédiatres-néonatologues, anesthésistes-réanimateurs).Matériel et Méthodes
Le travail a été réalisé sous l’égide du CNGOF par un groupe de pilotage et un groupe d’experts multidisciplinaires (obstétriciens, sages-femmes, pédiatres). La méthodologie repose sur une revue systématique de la littérature scientifique pour répondre à 12 questions structurées. Le processus a inclus une phase de cotation par un panel de 44 lecteurs indépendants. Au total, 13 recommandations ont été formalisées (dont une forte et neuf faibles) selon la méthode des recommandations graduées, prenant en compte la balance entre les bénéfices périnatals et les risques maternels (morbi-mortalité, complications opératoires).Résultats
Réactualisation des protocoles de prise en charge lors de l’accouchement des jumeaux :- Âge gestationnel optimal : Recommandation de programmer la naissance entre 37+0 SA et 38+6 SA pour les grossesses bichoriales, à 36 SA pour les monochoriales biamniotiques, et autour de 34 SA pour les monochoriales monoamniotiques.
- Voie d’accouchement : Confirmation de la sécurité de la tentative de voie basse si le premier jumeau (J1) est en présentation céphalique, y compris avant 32 SA ou en cas de discordance de croissance. Le déclenchement du travail est recommandé plutôt que la césarienne programmée après 32 SA si J1 est en présentation céphalique.
- Gestion du second jumeau (J2) : En cas de présentation du siège de J2, la Grande Extraction de Siège (GES) est recommandée pour diminuer la morbidité périnatale par rapport à l’expectative.
- Technique : Absence de preuve suffisante pour recommander systématiquement la radiopelvimétrie, même en cas de présentation du siège du second jumeau.
RPC Hémorragie foeto-maternelle
Jeudi 4 Décembre de 08:30 – 12:00
Salle Epicéa
Objectif
L’hémorragie fœto-maternelle (HFM), définie par le passage d’hématies fœtales dans la circulation maternelle, peut entraîner des conséquences graves telles que l’anémie fœtale, des lésions cérébrales ou la mort fœtale in utero. L’objectif de cette session est d’établir un Consensus Formalisé d’Experts (CFE) pour pallier l’absence de recommandations nationales claires, afin de standardiser le diagnostic biologique, l’évaluation de la gravité et la conduite à tenir thérapeutique.
Pré-requis
Être un professionnel de santé impliqué dans le suivi périnatal (gynécologues-obstétriciens, biologistes médicaux, sages-femmes, pédiatres).
Matériel et Méthodes
Le travail a été coordonné par un groupe de pilotage pluridisciplinaire sous l’égide du CNGOF. La méthodologie repose sur un Consensus Formalisé d’Experts (CFE) incluant une revue de la littérature et la formulation de propositions structurées. Ces propositions ont été soumises à une procédure de validation DELPHI auprès d’un panel de 77 relecteurs extérieurs (incluant 54 obstétriciens et 13 biologistes). Un accord fort (médiane ≥ 7) a été obtenu dès le premier tour pour l’ensemble des propositions, garantissant la robustesse du consensus malgré la rareté des preuves scientifiques de haut niveau dans la littérature.
Résultats
La session a permis de définir des protocoles précis pour la pratique clinique :
- Diagnostic biologique : Le test de Kleihauer (TK) reste l’examen de référence en première intention pour objectiver l’hémorragie et estimer le volume de sang fœtal perdu. La cytométrie en flux est recommandée en cas d’hémoglobinopathie maternelle.
- Évaluation de la gravité : La sévérité doit être évaluée en rapportant le volume perdu au poids fœtal estimé (PFE) plutôt qu’en se basant sur un volume brut. Les critères de gravité incluent les données biologiques (TK), échographiques (doppler de l’artère cérébrale moyenne) et le rythme cardiaque fœtal (rythme sinusoïdal).
- Conduite à tenir : En cas de risque important, une prise en charge coordonnée avec un centre de recours est impérative (hospitalisation, corticothérapie, surveillance quotidienne, transfusion fœtale ou naissance anticipée selon l’âge gestationnel).
- Suivi : Un examen anatomopathologique du placenta est préconisé pour exclure un choriocarcinome en cas d’HFM massive. Le risque de récidive pour une grossesse ultérieure est considéré comme extrêmement faible.
RPC Prise en charge des GEU non tubaires
Jeudi 4 Décembre de 14:00 – 15:30 Salle Dragonnier 2Objectif
Alors que les grossesses tubaires sont bien codifiées, les grossesses ectopiques non tubaires (interstitielles, ovariennes, abdominales, sur cicatrice de césarienne ou cornuales) sont rares mais associées à une morbi-mortalité maternelle élevée (risques d’hémorragie massive et de rupture utérine). L’objectif est d’établir un Consensus Formalisé d’Experts (CFE) pour standardiser le diagnostic échographique précoce et définir les stratégies thérapeutiques (médicales vs chirurgicales) afin de préserver le pronostic vital et la fertilité ultérieure des patientes.Pré-requis
Être un professionnel de santé impliqué dans la médecine de la reproduction, l’urgence gynécologique ou le suivi de la grossesse (gynécologues-obstétriciens, radiologues, biologistes, sages-femmes).Matériel et Méthodes
Le travail a été coordonné par un groupe de pilotage sous l’égide du CNGOF. La méthodologie utilisée est celle du Consensus Formalisé d’Experts (CFE). Un groupe de travail multidisciplinaire a élaboré 65 propositions de recommandations basées sur une revue exhaustive de la littérature. Ces propositions ont été soumises à deux tours de cotation via une procédure DELPHI auprès d’un panel de 60 experts indépendants. Les résultats ont montré un consensus fort (accord fort pour 63 propositions), permettant de transformer ces conseils de bonne pratique en un cadre de référence national pour 2025.Résultats
Réactualisation des connaissances sur le diagnostic et la prise en charge des localisations atypiques :- Diagnostic : Standardisation des signes échographiques 2D/3D (signe de la ligne interstitielle, épaisseur du manteau myométrial) et rôle crucial de l’échographie endovaginale.
- Stratégies Thérapeutiques : Grossesse interstitielle : Priorité au traitement médical par Méthotrexate (MTX) in situ ou systémique si la patiente est stable. Cicatrice de césarienne : Privilégier le MTX in situ sous guidage échographique pour réduire le risque d’hystérectomie. Grossesses ovariennes et abdominales : Prise en charge chirurgicale (cœlioscopie) recommandée pour augmenter le taux de succès. Grossesse cornuale : Exérèse chirurgicale de la corne rudimentaire privilégiée, idéalement en pré-conceptionnel.
- Suivi et Avenir : Recommandations sur le délai de conception après MTX (pas d’IMG systématique en cas de grossesse précoce) et gestion de la voie d’accouchement (utérus considéré comme cicatriciel après cornuectomie).
RPC Diabète antérieur à la grossesse
Vendredi 5 Décembre de 8:30 – 12:00 Salle EpiceaObjectif
Le diabète préexistant (Type 1 et Type 2) concerne une part croissante des grossesses en France (environ 0,5 % des naissances) et expose à des risques majeurs : malformations congénitales, prééclampsie, macrosomie et complications néonatales. L’objectif de cette session est d’établir un Consensus Formalisé d’Experts (CFE) pour harmoniser la prise en soins du parcours périconceptionnel, du suivi de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum, en intégrant les innovations technologiques (mesure continue du glucose, pompes à insuline).Pré-requis
Être un professionnel de santé impliqué dans le parcours de soins des femmes diabétiques (gynécologues-obstétriciens, endocrinologues-diabétologues, médecins généralistes, sages-femmes, pédiatres).Matériel et Méthodes
Ce travail a été réalisé sous l’égide conjointe du CNGOF et de la Société Francophone du Diabète (SFD). Un groupe de pilotage pluridisciplinaire a coordonné 10 experts rédacteurs pour élaborer 25 propositions de recommandations basées sur une revue exhaustive de la littérature. La méthodologie repose sur un Consensus Formalisé d’Experts (CFE) validé par une procédure DELPHI. Un panel de 65 relecteurs indépendants (obstétriciens, diabétologues, pédiatres, anesthésistes) a évalué les propositions. 100 % des items ont été validés dès le premier tour avec un accord fort (médiane ≥ 7), garantissant un consensus professionnel solide.Résultats
Réactualisation des protocoles de prise en charge pour les diabètes de type 1 et 2 :- Pré-conceptionnel : Objectif d’HbA1c < 6,5 % ou un « Time in Range » (TIR) > 70 % pour réduire le risque de malformations. Bilans micro et macro-angiopathiques systématiques.
- Pendant la grossesse : Généralisation de la mesure continue du glucose (MCG) et utilisation préférentielle de l’insuline rapide. Surveillance échographique renforcée de la croissance fœtale.
- Gestion de la naissance : Objectifs glycémiques stricts pendant le travail (entre 0,8 et 1,4 g/L). La suspicion de macrosomie fœtale (> 4500g) doit faire discuter une césarienne programmée.
- Post-partum et Nouveau-né : Diminution immédiate des doses d’insuline après l’accouchement pour éviter l’hypoglycémie maternelle. Soutien actif à l’allaitement maternel et protocole de prévention de l’hypoglycémie néonatale dès la salle de naissance.
- Contraception : Recommandation des méthodes de longue durée (DIU, implants) ou microprogestatives en post-partum immédiat.
RPC Dépistage du cancer du col chez les femmes immunodéprimées
Vendredi 5 Décembre de 14:00 – 17:30 Salle Dragonnier 2Objectif
Les femmes immunodéprimées (VIH, transplantations d’organes, maladies inflammatoires chroniques sous immunosuppresseurs) présentent un surrisque majeur d’infections HPV persistantes et de lésions précancéreuses du col de l’utérus. L’objectif de cette session est d’établir des Recommandations pour la Pratique Clinique (RPC) actualisées afin de définir des stratégies de dépistage spécifiques (méthodes, rythmes et âge) et d’harmoniser la prise en charge de ces populations vulnérables par rapport à la population générale.Pré-requis
Être un professionnel de santé impliqué dans le dépistage du cancer du col ou le suivi de patientes immunodéprimées (gynécologues, médecins généralistes, infectiologues, internistes, rhumatologues, sages-femmes).Matériel et Méthodes
Le travail a été réalisé sous l’égide du CNGOF et de la SFCPCV (Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale). La méthodologie repose sur un Consensus Formalisé d’Experts (CFE) incluant une revue systématique de la littérature scientifique par plusieurs groupes de travail thématiques (VIH, Transplantation, Lupus, SEP, RIC). Les recommandations ont été graduées selon le système GRADE (preuve forte à faible) ou par Accord d’experts lorsque les données de la littérature étaient insuffisantes. Le processus a inclus une phase de relecture et de validation par un panel multidisciplinaire pour garantir l’applicabilité clinique des protocoles.Résultats
Réactualisation des algorithmes de dépistage et de prévention :- Dépistage spécifique : Pour la majorité des femmes immunodéprimées, le dépistage repose sur une cytologie annuelle entre 25 et 29 ans, puis un test HPV-HR tous les 3 ans à partir de 30 ans (au lieu de 5 ans en population générale).
- Cas particuliers : Pour les Femmes Vivant avec le VIH (FVVIH) et les transplantées, le suivi est renforcé avec une colposcopie plus facile en cas d’anomalies mineures.
- Prévention primaire : Recommandation forte de vaccination anti-HPV, idéalement avant l’instauration de l’immunosuppression ou la transplantation, avec un schéma en 3 doses. La vaccination peut être proposée au cas par cas jusqu’à 45 ans dans ces populations.
- Suivi global : Nécessité d’un examen clinique annuel incluant l’inspection vulvo-périnéale et anale, le risque de lésions HPV-induites extra-utérines étant également très augmenté.
RPC Recommandations sur l’imagerie de l’endométriose
Vendredi 5 Décembre de 14:00 – 17:30 Salle Aubépine 1, 2, 3 et 4Objectif
L’endométriose souffre d’un retard diagnostique moyen de 8 à 10 ans, souvent dû à une méconnaissance des signes d’appel et à une sous-estimation des performances de l’imagerie. L’objectif de cette session est de diffuser les nouvelles Recommandations pour la Pratique Clinique (RPC) labellisées par la HAS, le CNGOF et la SIFEM. Il s’agit de définir une stratégie diagnostique par paliers, d’harmoniser les techniques d’examen et d’intégrer la dimension éthique du « savoir-être » lors de la réalisation des examens pelviens.Pré-requis
Être un professionnel de santé impliqué dans le diagnostic ou la prise en charge de l’endométriose (radiologues, gynécologues, échographistes, sages-femmes, médecins généralistes).Matériel et Méthodes
Le travail a été réalisé par un groupe de pilotage et un groupe de travail multidisciplinaires (radiologues, gynécologues-obstétriciens, chirurgiens, sages-femmes). La méthodologie repose sur une revue systématique de la littérature et l’élaboration de recommandations graduées (système GRADE). Un groupe de lecture d’environ 40 experts (public/privé) et des associations de patientes (EndoFrance) ont validé les propositions. La session aborde trois axes : la hiérarchisation des examens, les critères sémiologiques (classification dPEI) et les modalités d’accueil et de communication avec la patiente lors de l’examen.Résultats
Réactualisation de la stratégie diagnostique de l’endométriose selon trois lignes :- 1ère intention : L’échographie pelvienne (prioritairement endovaginale) reste l’examen de référence pour le diagnostic positif (endométriomes, atteintes vésicales ou rectosigmoïdiennes). Elle peut être pratiquée par tout professionnel formé dans son périmètre de compétence.
- 2ème intention : L’IRM pelvienne est indiquée si l’échographie est normale/douteuse avec persistance des symptômes, ou pour un bilan d’extension plus complet. Elle doit être réalisée par un radiologue ou gynécologue référent.
- 3ème intention : Examens spécialisés (écho-endoscopie rectale, coloscanner, entéro-IRM) dédiés à la stadification préopératoire complexe, après décision en RCP.
- Savoir-être : Intégration de recommandations fortes sur la communication (langage clair, recueil du consentement, gestion du climat de confiance) et la maîtrise des attitudes non verbales pour améliorer le vécu de l’examen par les patientes.